Regarder un souvenir sous microscope, observer comment le chagrin se dépose, se stratifie, laisse des traces : ce travail est une enquête sur ce qui persiste. Comme toujours, chaque toile naît d'un vers, mais cette fois d'un poème infini. Le mot ouvre un espace, la couleur l'investit. Un seul spalter, des couleurs mélangées à même la toile.
Dans cette série, je peins la matière résiduelle des souvenirs. Ce qui reste quand l'événement s'est dissous : les zones opaques, les transparences, les affleurements de couleur. Comme si l'émotion passée sous microscope, révélait sa structure intime.
Cette série explore l'infime, le presque invisible : comprendre comment la douleur se compose, comment elle s'organise; comment, parfois, elle s'allège à force d'être regardée. J'ai souhaité entreprendre une étude phénoménologique et plastique du chagrin dans cette série infinie pour que l'âge, les souvenirs empilés, les expériences vécues travaillent en fond.
2025
à aujourd'hui
Acrylique sur toile
Crédit photos :
Marty Crispin












